Qui peut prendre la sainte cène si l’on n’est pas baptisé ?
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Qui peut prendre la sainte cène si l’on n’est pas baptisé ?

La sainte cène n’est pas un geste privé, mais l’acte public où une Église confesse ensemble la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’Il revienne. Elle présente l’Évangile avec du pain et de la coupe : nous ne nous sauvons pas, Christ nous nourrit. La question “Puis-je y participer si je ne suis pas baptisé ?” appelle une réponse biblique, pas seulement émotionnelle.

1) Le modèle biblique : conversion → baptême → table

Dans le Nouveau Testament, ceux qui croient sont baptisés puis intégrés à la vie visible de l’Église, qui comprend l’enseignement, la communion fraternelle et “la fraction du pain”. L’ordre n’est pas un hasard : le baptême est la porte d’entrée dans la communauté visible ; la cène est le repas de la communauté ainsi formée. Le baptême confesse publiquement “je suis à Christ et à son peuple”; la cène déclare “nous sommes un en Christ”. Passer au repas sans entrer par la porte affaiblit ce que le repas signifie : l’union confessée au corps de Christ.

2) Ce que la cène exige spirituellement

La cène n’est pas pour les parfaits, mais pour les pécheurs repentants. Elle demande la foi en Christ, la repentance réelle, l’examen de soi et la réconciliation recherchée. Participer “indignement” n’est pas une question de mérite, mais de mépris du sens : prendre la coupe tout en gardant un cœur dur, un péché entretenu, ou en foulant l’unité du corps. C’est pourquoi la cène est normalement reçue par ceux qui ont confessé publiquement la foi par le baptême et qui marchent humblement dans la lumière.

3) “Non baptisé, mais croyant” : que faire aujourd’hui ?

Rien dans l’Écriture ne donne une formule rituelle à réciter avant de distribuer la cène, ni une liste exhaustive d’exclusions. Mais la trajectoire biblique est claire : la confession publique de la foi (baptême) précède la participation régulière à la table. Ainsi, la pratique sage et la plus répandue dans les Églises historiques est : la cène pour les baptisés qui vivent dans la repentance et la paix avec l’Église.

Cas fréquents :

  • Nouveau converti non encore baptisé : hâte-toi vers le baptême. Parle aux responsables, fixe une date. Pendant cette courte attente, certaines Églises t’inviteront déjà si ta profession de foi est claire ; d’autres demanderont d’attendre le baptême. La bonne réponse n’est pas d’exiger, mais d’obéir et d’avancer vers le baptême.
  • Personne croyante depuis longtemps mais jamais baptisée : la cène devient ici un rappel pressant. Le Christ commande le baptême ; ne garde pas en suspens ce que Jésus a rendu simple. La route normale vers la table passe par l’eau.
  • Visiteurs d’une autre Église : si tu es baptisé, en paix avec ton Église et vis une repentance réelle, tu es généralement accueilli. Si tu es en discipline ou refuses un péché connu, abstiens-toi et cherche la restauration.

4) Pourquoi cet ordre protège l’Évangile

Le baptême dit publiquement : “je suis mort et ressuscité avec Christ” ; la cène dit régulièrement : “je me nourris de Christ avec son corps, l’Église”. Inverser ou séparer ces signes brouille le message. La cène sans baptême transforme un repas d’alliance en expérience privée ; le baptême sans cène isole un nouveau croyant au lieu de l’enraciner dans un peuple. L’ordre biblique garde l’Évangile visible, l’Église identifiable, et la discipline pastorale praticable.

5) Conscience personnelle et autorité de l’Église

La conscience compte ; l’Église aussi. L’apôtre ordonne l’examen de soi, mais il écrit à une Église locale qui garde la table et corrige les abus. Ce n’est ni un rite magique, ni un “chacun pour soi”. Honorer la table, c’est honorer l’Église qui la sert, ses anciens, et l’ordre que Christ a institué. Si tu n’es pas baptisé, la voie simple est d’obéir à Jésus : demande le baptême, marche dans la lumière, puis viens avec joie à la table.

Conclusion : La norme saine est que les croyants baptisés, repentants et en paix avec l’Église participent à la sainte cène. Si tu crois mais n’es pas baptisé, n’attarde pas : obéis à Christ, reçois le baptême et avance vers la table en rendant grâce.

Versets

« Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés… Ils persévéraient… dans la fraction du pain. » (Actes 2:41-42)
« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant… » (Matthieu 28:19)
« Examinez-vous vous-mêmes… Celui qui mange et boit sans discerner le corps mange et boit un jugement contre lui-même. » (1 Corinthiens 11:28-29)
« La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? … nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps. » (1 Corinthiens 10:1

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