Dieu condamne la maltraitance: sortir du silence, protéger la vie
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Dieu condamne la maltraitance: sortir du silence, protéger la vie

La maltraitance physique, psychologique et émotionnelle n’est pas un “conflit” à gérer, ni une simple “imperfection de caractère”. C’est un abus de pouvoir qui écrase l’image de Dieu chez l’autre. La Bible n’excuse jamais la brutalité. Elle révèle un Dieu qui hait la violence, qui relève les écrasés et qui demande des comptes aux violents. Dans une relation, la violence renverse l’alliance: là où l’amour “protège”, l’abus expose; là où l’amour “honore”, l’abus humilie; là où l’amour “cherche le bien”, l’abus cherche le contrôle. Appeler cela par son nom n’est pas un manque de foi; c’est la fidélité à Dieu.

La violence physique profane le corps que Dieu a créé et que Christ rachète. Frapper, bousculer, retenir, intimider avec les poings ou des objets n’est pas une “colère passagère”: c’est de la cruauté. La violence verbale et psychologique — cris, insultes, menaces, gaslighting, humiliation publique, silences punitifs, contrôle des déplacements et des ressources — détruit la personne de l’intérieur, isole, ronge l’espérance. La violence spirituelle ajoute un mensonge: utiliser des versets pour réduire l’autre au silence, pour justifier le contrôle, pour bénir l’inacceptable. Dieu n’a jamais donné l’Écriture pour servir d’arme contre le plus faible; il l’a donnée pour l’édifier et le protéger.

Le premier appel biblique face à l’abus est la protection. La sagesse ne t’expose pas à un danger “parce que tu es chrétien”; la sagesse te met à l’abri. Dans l’Écriture, fuir le mal, appeler à l’aide, faire intervenir l’autorité légitime font partie de la fidélité. Ton corps n’est pas un punching-ball offert à la sanctification d’un autre. Si tu es en danger, pars du lieu du danger, cherche un toit sûr, contacte des proches de confiance, rejoins les autorités. La parole de Dieu ne te demande pas de mourir sous les coups; elle te commande de choisir la vie, pour toi et pour les tiens.

Le second appel est la vérité. L’abus prospère dans le secret. Parler aux responsables d’Église mûrs et dignes de confiance, déposer une main courante, documenter ce qui s’est passé, dire clairement ce que tu as vécu n’est pas salir une réputation: c’est sauver une vie et permettre une vraie repentance, si repentance il doit y avoir. Le pardon biblique n’est ni l’oubli ni un retour immédiat à la normalité; il ne nie pas les faits, il ne court-circuite pas la justice. La grâce n’annule pas la conséquence: l’auteur de violences a besoin d’être tenu, traité, parfois condamné, pour sa propre restauration et la sécurité des autres.

Le troisième appel est pastoral: l’Église doit devenir un lieu sûr. Honorer Christ à la maison signifie zéro droit à la brutalité. Aimer son conjoint, c’est refuser d’avoir raison par la force, apprendre le retrait quand la colère monte, rendre des comptes à des frères et sœurs matures, chercher une aide professionnelle compétente. Là où l’abus a eu lieu, le “recommencer comme avant” n’est pas une option. La restauration, quand elle est possible, passe par un chemin long: protection maintenue, vérité complète, temps, preuve par des actes répétés, et supervision extérieure. S’il n’y a pas de fruit digne de la repentance, il n’y a pas de reprise de la vie commune.

Le quatrième appel est théologique: Dieu se tient du côté de l’opprimé. Jésus n’a pas aplati les faibles pour sauver la face des puissants; il a brisé les jougs et libéré les captifs. La croix n’enseigne pas à supporter l’injustice sans recours; elle dévoile le prix que Dieu paie pour renverser l’injustice et faire naître une humanité nouvelle. Si tu as été maltraité(e), ce qui t’est arrivé n’est pas “ta faute” ni “ta croix à porter”. En Christ, ta dignité n’est pas négociable; tes limites sont saines; ta sécurité est une priorité. Si tu as exercé la maltraitance, la seule route est la confession sans défense, l’acceptation des conséquences, l’arrêt immédiat de toute violence, la soumission à l’Église et aux autorités, et un travail thérapeutique de fond sur la honte, la colère, l’addiction au contrôle.

Enfin, une parole de conscience: si tu lis ceci dans la peur, sache que Dieu voit, entend, et intervient. Tu n’as pas à rester seul(e). Cherche dès aujourd’hui un refuge sûr, alerte une personne mûre, parle à des autorités qui protègent. La fidélité à Dieu ne te demande pas de disparaître; elle t’invite à vivre.

Versets

« L’Éternel éprouve le juste; mais le méchant et celui qui aime la violence, son âme les hait. » (Psaume 11:5)

« Maris, vivez de manière compréhensive avec vos femmes… honorez-les… sinon rien ne viendra de vos prières. » (1 Pierre 3:7)

« Maris, aimez vos femmes comme Christ a aimé l’Églisenul n’a jamais haï sa propre chair; au contraire, il la nourrit et en prend soin. » (Éphésiens 5:25, 29)

« Défendez le faible et l’orphelin, faites droit au malheureux et au pauvre. Délivrez le faible et l’indigent; arrachez-les à la main des méchants. » (Psaume 82:3-4)

Si toi ou tes enfants êtes en danger immédiat, contacte les services d’urgence locaux et mets-toi à l’abri dès maintenant.

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