Scandale dans l’Église : que faire quand un pasteur met enceinte la fille du pasteur principal
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Scandale dans l’Église : que faire quand un pasteur met enceinte la fille du pasteur principal

1) D’abord la vérité et la protection (pas la rumeur)

Avant tout: arrêter les rumeurs; écouter les faits avec des témoins matures; protéger la femme (soins médicaux, accompagnement pastoral/psychologique), et la famille. S’il y a mineure, contrainte, abus d’autorité ou adultère, on alerte la loi (Rom 13) et on suspend immédiatement le pasteur concerné. S’il s’agit de deux adultes consentants non mariés, c’est une faute sexuelle grave qui demande discipline et repentance publique du responsable.

2) Ce que la Bible exige des conducteurs

1 Timothée 3:1–7 (extrait long) — «Cette parole est certaine: Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une œuvre excellente. Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite… qu’il ne soit ni violent, mais indulgent… qu’il dirige bien sa propre maison, tenant ses enfants dans la soumission, avec une parfaite honnêteté; car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Église de Dieu?Il faut aussi qu’il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors


Exigence: irréprochabilité, maîtrise de soi, bonne gestion de la maison, bon témoignage public. Une faute sexuelle contrevient à ce standard; elle disqualifie au moins temporairement du ministère.

1 Timothée 5:19–20 — «Ne reçois point d’accusation contre un ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou trois témoins. Ceux qui pèchent, reprends-les devant tous, afin que les autres aussi éprouvent de la crainte.»


Procédure: pas de rumeur, témoignages établis; si le péché est avéré, réprimande publique proportionnée et mesures claires.

Matthieu 18:15–17 (long) — «Si ton frère a péché, va et reprends-le… s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes… s’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain


Chemin: confrontation fraternelle, témoins, puis communication ecclésiale; en cas de refus, retrait de communion.

3) Réponse immédiate (7 pas simples)

1) Suspendre le “deuxième pasteur” immédiatement pendant l’enquête (par les anciens/une instance externe si possible).
2) Soigner et protéger la femme enceinte (accompagnement, confidentialité, sécurité).
3) Établir les faits (adultère? abus d’autorité? consentement? mineure? promesses/manipulations?). Documenter par écrit.
4) Redevabilité externe: si possible, faire intervenir un réseau/Conseil d’église extérieur pour éviter les biais.
5) Repentance et réparation: le pasteur fautif doit confesser clairement (sans minimiser), accepter les conséquences, proposer un plan de réparation (soutien financier, excuses, retrait du ministère).
6) Communication brève à l’assemblée: «Des faits graves impliquant un pasteur ont été confirmés. Il est suspendu. Nous accompagnons les personnes concernées. Merci de prier; toute rumeur est proscrite.»
7) Plan pour le pasteur principal (père de la jeune femme): conflit d’intérêts. Il doit se retirer du processus disciplinaire (au minimum), et peut prendre un congé temporaire si l’émotion l’empêche de conduire sobrement (1 Tm 3).

4) Le pasteur fautif peut-il continuer à diriger ?

À court terme: non. Une faute sexuelle disqualifie immédiatement de la direction. La confiance pastorale repose sur l’irréprochabilité (1 Tm 3) et le bon témoignage public. Il faut retrait du ministère (durée selon l’ampleur: de long terme à définitif), thérapie, accompagnement spirituel, restitution (si promesses, mensonges, manipulation).

À moyen/long terme: seulement si repentance prouvée, fruits durables, restitution, et recommandation écrite d’instances externes. Même alors, le retour pourrait être à un rôle non directionnel. Dans les cas d’adultère, de mensonge répété ou d’abus d’autorité, le retour à la charge pastorale n’est généralement pas approprié.

5) Le pasteur principal (père) peut-il continuer à diriger ?

Sa fille a péché; ce n’est pas automatiquement sa faute (Éz 18). Mais 1 Tm 3 l’appelle à «bien diriger sa maison». Ici, l’enjeu n’est pas la faute de sa fille mais sa conduite face à la crise: vérité, justice, absence de favoritisme.

Bon chemin: il se récuse du dossier disciplinaire, soumet l’église à une supervision externe, communique sobrement, prie avec l’assemblée, protège sa famille sans étouffer la vérité.

Il peut continuer s’il fait cela avec transparence et sagesse, et si les anciens/instance externe confirment sa sobriété et la confiance de l’assemblée. Sinon, congé temporaire jusqu’à stabilisation.

6) Restauration spirituelle (sans naïveté)

La grâce n’efface pas les conséquences mais ouvre un chemin: confession claire, rupture nette avec le péché, soins, réparations concrètes, redevabilité. La restauration vise d’abord la personne, ensuite peut-être un ministère non directionnel. Forcer un “retour rapide” brise l’assemblée et banalise la sainteté.

7) Ce qu’il faut éviter absolument

Rumeur, déni, favoritisme (Dieu hait les balances fausses).

Spiritualiser la pression sur la femme («pardonne et tais-toi») tout en excusant l’officiant.

Communication floue qui divise. Mieux vaut une phrase claire que mille sous-entendus.

8) Prière simple de l’Église

«Seigneur, donne-nous la vérité sans cruauté, la compassion sans faiblesse, la justice sans vengeance. Protège les vulnérables; relève les repentants; garde ton Église dans la paix et la pureté. Amen.»

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