Luisa & Marc — L’amour, la puissance et la volonté de recommencer
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Histoires de cœur

Luisa & Marc — L’amour, la puissance et la volonté de recommencer

Quand l’amour et la volonté apprennent à marcher ensemble


Luisa et Marc n’avaient pas perdu l’amour. Ils l’avaient égaré derrière les horaires, les trajets, les écrans, les petites piques de fin de journée. Un soir, devant l’évier, Luisa a dit : « On s’aime encore, mais je ne sais plus comment te rejoindre. » Marc a répondu trop vite : « Je suis juste épuisé. » Puis il s’est arrêté, a baissé la tête, et a ajouté : « Je ne veux pas que la fatigue raconte notre histoire. »

Il n’y a pas de miracles en un claquement de doigts, mais il y a des commencements. L’amour, c’est le feu. La volonté, c’est le bois qu’on apporte chaque soir. Et la puissance de Dieu est le souffle qui rallume ce qui fumait encore.

« Car Dieu est celui qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. » (Philippiens 2:13)



« À celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons… » (Éphésiens 3:20)



Le point de rupture (réel, pas dramatique)


Le jeudi d’avant, une dispute avait tourné autour d’un détail absurde : qui avait oublié d’acheter du riz. En vérité, ils avaient faim d’autre chose : d’être regardés sans être évalués, d’être entendus sans être corrigés. Luisa se sentait seule aux commandes d’un train lancé. Marc se sentait réduit à une carte bancaire fatiguée. La maison sonnait creux, même avec de la musique.

Ce soir-là, devant l’évier, ils ont choisi un petit pas au lieu d’un grand discours. Deux chaises face à face, dix minutes sans écran. Règle simple : deux minutes chacun, sans s’interrompre, puis une phrase de reformulation. Pas de tribunal. Pas de notes de frais de la semaine.

Luisa : « Je veux que tu sois avec moi, pas parfait. »
Marc : « Je veux apprendre à rester présent quand je me sens nul. »

La pièce a changé d’air. Ce n’était pas la fin des problèmes ; c’était le retour de l’espérance.

La volonté comme arme douce


Ils ont écrit une phrase sur un papier scotché au frigo : « Aujourd’hui > un jour. Petit et fidèle > grand et rare. » La volonté n’était pas un effort tendu ; c’était une force humble pour choisir l’amour quand l’émotion manquait.

Ils ont testé un protocole simple trois soirs d’affilée :

  • Regard : se poser, respirer, se nommer une chose vraie (« Je suis à 60% ce soir. »).


  • Parole : un vrai merci, un fait, un besoin. Pas de procès.


  • Prière d’une ligne : « Seigneur, mets ta douceur sur nos mots. »


  • Geste : un thé préparé, une épaule massée deux minutes, une marche de dix minutes sans résoudre quoi que ce soit.



La première soirée, c’était maladroit. La deuxième, un rire est revenu. La troisième, ils ont découvert qu’une maison change par millimètres, pas par slogans.

Les vérités que la vraie vie enseigne


La fatigue est une donnée, pas un juge. Quand on la nomme, on ajuste l’attente, on simplifie, on tient un engagement petit mais vrai.
La réparation rapide vaut mieux que d’avoir raison. « Pardon pour mon ton » sauve une soirée mieux qu’un argument brillant.
La bénédiction crée du réel. Dire « Merci pour… » et « Je te bénis pour… » réécrit l’atmosphère.
Le corps a sa théologie. Cuisiner ensemble, poser une main, marcher côte à côte : autant de sermons sans micro.

Une scène qui a tout changé (sans le montrer)


Le samedi, ils ont tenté un dîner simple. Marc a coupé les tomates, Luisa a assaisonné. Ils se sont donné un seul compliment concret chacun. Avant de manger, Marc a murmuré : « Seigneur, produis en nous le vouloir et le faire ce soir encore. » (Phil 2:13) Après le repas, ils ont rangé en silence, mais un silence habité. Plus tard, Luisa a souri : « Tu sais, je te retrouve. » Marc a répondu : « Moi aussi, je me retrouve quand je te retrouve. »

Quand la puissance de Dieu épouse nos petits pas


La puissance n’a pas claqué des doigts pour payer les factures. Elle a agi en eux (Éph 3:20) pour qu’ils fassent, avec constance, ce qu’ils remettaient « à un jour ». Un verset sur le frigo, un rituel de dix minutes, une bénédiction à voix haute — ce sont de petites allumettes. Mais la braise était là. Dieu a soufflé.

La semaine suivante, ils ont gardé le rythme : trois soirs, même heure, même chaise, mêmes étapes. Ils n’ont pas visé le sans-faute ; ils ont choisi la fidélité. Et la fidélité a fait ce que l’émotion ne faisait plus : elle a reconstruit.

Prière finale


« Seigneur, tu mets en nous le vouloir et le faire. Donne-nous la volonté douce et tenace de choisir l’amour aujourd’hui. Fais agir en nous ta puissance au-delà de ce que nous pensons, pour notre maison. Amen. »

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