"Je suis enceinte." Deux mots qui peuvent déclencher la joie ou la panique totale. Quand c'est la panique, une pensée surgit rapidement : "Et si j'avortais ?"
Pour une chrétienne, cette question en entraîne une autre : "La Bible permet-elle l'avortement ?" La réponse est claire, même si elle est difficile. Non.
Ce que la Bible ne dit pas explicitement
La Bible ne contient pas le mot "avortement". Elle ne dit pas "Tu ne pratiqueras pas l'avortement" comme elle dit "Tu ne tueras point". Certains utilisent cette absence pour argumenter que la Bible ne condamne pas l'avortement.
C'est une logique absurde. La Bible ne mentionne pas explicitement le trafic d'êtres humains, la pornographie infantile ou la conduite en état d'ivresse. Cela ne les rend pas acceptables. L'Écriture établit des principes qui s'appliquent clairement à ces situations.
L'avortement tombe sous le principe fondamental : "Tu ne tueras point" (Exode 20:13). La question n'est pas si l'avortement est mentionné. La question est : qu'y a-t-il dans le ventre maternel ?
Ce que la Bible dit sur la vie avant la naissance
L'Écriture est cristalline : la vie dans le ventre est une personne humaine, pas un amas de cellules.
Psaume 139:13-16- "C'est toi qui as formé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse... Mon corps n'était point caché devant toi, lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient."
David ne dit pas "tu as formé un fœtus qui est devenu moi". Il dit "tu M'as formé". "TU M'AS tissé". L'identité personnelle de David existait dans le ventre. Il était déjà lui, pas quelque chose qui deviendrait lui plus tard.
Jérémie 1:5- "Avant que je t'eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t'avais consacré."
Dieu connaissait Jérémie avant même la conception. Il l'avait consacré avant la naissance. Vous ne consacrez pas un amas de cellules. Vous consacrez une personne.
Luc 1:41-44- Quand Marie enceinte de Jésus visite Élisabeth enceinte de Jean-Baptiste, "l'enfant tressaillit dans son sein, et Élisabeth fut remplie du Saint-Esprit." Le mot grec utilisé est "brephos", le même mot utilisé pour les bébés déjà nés. L'Écriture ne fait pas de distinction entre un enfant dans le ventre et un enfant né.
Jean-Baptiste dans le ventre a réagi à la présence de Jésus dans le ventre. Deux personnes se sont rencontrées, même si aucune n'était encore née.
L'argument "ce n'est pas encore une personne" s'effondre
Notre culture déshumanise le fœtus pour justifier l'avortement. "Ce n'est qu'un amas de cellules." "Ce n'est pas encore une personne." "Ce n'est qu'un parasite."
Mais à quel moment magique un amas de cellules devient-il une personne ? À la naissance ? Pourquoi le passage par le canal vaginal confère-t-il soudainement la personnalité ? Un bébé prématuré de 7 mois est-il plus une personne qu'un bébé de 8 mois encore dans le ventre ?
À la viabilité ? Mais la viabilité dépend de la technologie médicale disponible. Un bébé viable aujourd'hui ne l'était pas il y a 50 ans. La personnalité ne peut pas dépendre du niveau technologique de votre pays.
Au premier battement de cœur ? Aux premières ondes cérébrales ? Ces marqueurs sont arbitraires. Pourquoi ces moments spécifiquement ? Parce qu'ils sont pratiques pour justifier l'avortement avant, pas parce qu'ils ont une signification inhérente.
La vérité biblique est simple : la vie humaine commence à la conception. Quand le spermatozoïde féconde l'ovule, un nouvel être humain unique existe. Avec son propre ADN distinct. Son propre code génétique complet. Tout ce qu'il sera physiquement est déjà déterminé. Il n'a besoin que de temps et de nutrition pour se développer.
Ce n'est pas une partie du corps de la mère. C'est une personne distincte qui réside temporairement dans le corps de la mère.
"Mon corps, mon choix" est bibliquement faux
L'argument le plus courant pour l'avortement : "C'est mon corps, j'ai le droit de choisir."
Deux problèmes avec cet argument du point de vue biblique :
Premièrement, ce n'est pas votre corps.L'enfant dans votre ventre a son propre corps. Son propre ADN. Son propre type sanguin souvent différent du vôtre. Ses propres organes en développement. Ce n'est pas votre appendice que vous pouvez retirer. C'est une autre personne.
"Mon corps, mon choix" fonctionne pour se faire tatouer, se couper les cheveux, se faire percer les oreilles. Pas pour tuer une autre personne qui réside temporairement dans votre corps.
Deuxièmement, même votre corps n'est pas vraiment le vôtre."Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix." (1 Corinthiens 6:19-20)
Vous appartenez à Dieu. Votre corps appartient à Dieu. L'enfant dans votre ventre appartient à Dieu. Vous n'avez pas le droit souverain de disposer de la vie que Dieu a créée, qu'elle soit dans votre ventre ou ailleurs.
Les cas difficiles : viol, inceste, danger pour la mère
"Mais qu'en est-il du viol ? De l'inceste ? Quand la vie de la mère est en danger ?"
Ces situations représentent moins de 2% des avortements. La vaste majorité des avortements sont pour convenance : mauvais timing, pas prêt financièrement, carrière en premier, relation instable. Mais abordons quand même ces cas difficiles.
Viol et inceste :La grossesse résultant d'un viol est une horreur indescriptible. La violence subie par la femme est réelle et traumatisante. Mais voici la question difficile : l'enfant conçu dans le viol est-il moins humain ? Est-il responsable du crime de son père biologique ?
Exode 23:7 dit : "Tu ne feras point mourir l'innocent et le juste." Cet enfant est innocent. Punir l'enfant pour le crime du père est une injustice supplémentaire ajoutée à l'injustice du viol.
Est-ce que porter cet enfant sera incroyablement difficile ? Oui. Est-ce que l'adoption est une option ? Oui. Est-ce que tuer l'enfant innocent est la réponse biblique ? Non.
Danger pour la vie de la mère :C'est le seul scénario où la réponse biblique est nuancée. Quand continuer la grossesse mettra certainement la mère à mort (grossesse ectopique, certaines conditions médicales graves), les médecins doivent choisir entre deux vies.
Ce n'est pas techniquement un avortement électif. C'est un acte médical d'urgence pour sauver une vie quand les deux ne peuvent pas survivre. La Bible valorise la vie de la mère déjà née et avec potentiellement d'autres enfants dépendant d'elle.
Mais soyons clairs : cette situation est extrêmement rare. La vaste majorité des avortements n'ont rien à voir avec le danger médical pour la mère.
"Je ne suis pas prête" n'est pas une justification biblique
Les raisons les plus courantes pour l'avortement :
- "Je ne suis pas prête à être mère."
- "Je ne peux pas me le permettre financièrement."
- "Cela ruinera ma carrière / mes études."
- "Le père n'est pas engagé."
- "J'ai déjà assez d'enfants."
Toutes ces raisons sont compréhensibles humainement. La maternité non planifiée est terrifiante. Mais aucune ne justifie bibliquement de prendre une vie humaine innocente.
Votre inconfort, vos finances, votre carrière, votre confort de vie ne pèsent pas plus lourd que la vie d'un être humain créé à l'image de Dieu.
"Mais je ne peux pas élever cet enfant !" Alors donnez-le en adoption. Il y a des centaines de milliers de couples qui attendent désespérément d'adopter. Neuf mois de grossesse sont difficiles. Mais tuer un être humain parce que vous ne voulez pas vivre neuf mois d'inconfort est une disproportion morale choquante.
L'avortement est un meurtre, pas un "choix reproductif"
Appelons les choses par leur nom. L'avortement n'est pas "l'interruption de grossesse". C'est l'interruption d'une vie. Ce n'est pas un "choix reproductif". La reproduction a déjà eu lieu. C'est le choix de tuer l'enfant produit par cette reproduction.
L'industrie de l'avortement utilise un langage euphémistique pour masquer la réalité : "tissu fœtal", "interruption", "produit de conception". Mais ce qu'on retire n'est pas du tissu. C'est un bébé. Avec un cœur qui battait. Avec des membres qui se formaient. Avec un cerveau qui se développait.
Les procédures d'avortement démembrent, empoisonnent ou étouffent ce bébé. Ce n'est pas clinique et propre. C'est violent. Si vous deviez regarder une vidéo d'un avortement réel, vous ne pourriez pas maintenir l'illusion que ce n'est qu'un "amas de cellules".
Dieu dit : "Tu ne tueras point." L'avortement tue. C'est le meurtre d'un être humain innocent et sans défense.
Si vous avez déjà avorté : la grâce existe
Si vous lisez ceci et avez déjà avorté, vous ressentez peut-être une culpabilité écrasante. Bien. La culpabilité appropriée face au péché est saine. Mais elle ne doit pas vous y garder.
La grâce de Dieu est plus grande que votre péché. "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité." (1 Jean 1:9)
L'avortement est un péché grave. Mais ce n'est pas le péché impardonnable. Le sang de Christ couvre ce péché comme tous les autres. Si vous vous repentez genuinement, reconnaissez que vous avez pris une vie, et vous tournez vers Christ pour le pardon, vous êtes pardonnée.
Cela ne signifie pas qu'il n'y a pas de conséquences. Vous porterez probablement ce regret toute votre vie. Mais ce regret n'est pas votre identité. Vous êtes une nouvelle création en Christ. Les choses anciennes sont passées.
Utilisez votre histoire pour avertir d'autres femmes. Témoignez de la grâce de Dieu qui restaure même après l'avortement. Votre passé peut devenir un ministère pour celles qui luttent avec cette même décision.
Si vous envisagez l'avortement maintenant : il y a d'autres options
Vous êtes enceinte et vous paniquez. Vous ne voyez pas comment vous pourriez avoir ce bébé. L'avortement semble la seule solution.
C'est un mensonge.
Il y a des centres de grossesse chrétiens dans presque toutes les villes qui offrent aide gratuite : échographies, vêtements de bébé, counseling, logement d'urgence, aide financière, cours de parentalité. Cherchez-les.
Il y a l'adoption. Des milliers de couples attendent. Vous pouvez choisir la famille. Rencontrer les parents adoptifs. Même avoir un contact continu si vous le souhaitez (adoption ouverte). Votre enfant peut avoir une vie merveilleuse même si vous ne pouvez pas l'élever.
Il y a votre église. Si votre église ne vous soutient pas dans cette grossesse difficile, vous avez besoin d'une meilleure église. Le corps de Christ devrait entourer les femmes enceintes en crise, pas les juger et les abandonner.
Dieu promet : "Je ne te délaisserai point, et je ne t'abandonnerai point." (Hébreux 13:5) Il vous portera à travers cela. Ce qui semble impossible aujourd'hui deviendra votre témoignage demain.
L'Église doit faire mieux
L'Église pro-vie qui juge et abandonne les femmes enceintes célibataires est hypocrite. Si nous croyons vraiment à la sainteté de la vie, nous devons soutenir activement les femmes qui choisissent la vie.
Cela signifie :
- Accueillir les femmes enceintes célibataires sans jugement condescendant
- Fournir aide pratique : garde d'enfants, courses, repas, argent
- Célébrer leur courage de choisir la vie face à la pression d'avorter
- Soutenir les mères célibataires à long terme, pas juste jusqu'à la naissance
- Encourager et faciliter l'adoption
- Confronter les hommes qui fuient leurs responsabilités paternelles
On ne peut pas dire "n'avortez pas" puis disparaître quand le bébé naît. L'intégrité pro-vie exige le soutien complet de la mère et de l'enfant.
La vérité avec compassion
Cette question suscite des émotions intenses. Des femmes qui ont avorté se sentent attaquées. Des femmes en crise de grossesse se sentent jugées. C'est compréhensible.
Mais la compassion ne signifie pas le compromis sur la vérité. Vous pouvez avoir le cœur brisé pour une femme dans une situation impossible tout en maintenant que l'avortement est mal.
Jésus avait une compassion profonde pour les pécheurs tout en appelant clairement le péché ce qu'il est. Il n'a pas lapidé la femme adultère. Mais Il lui a dit : "Va, et ne pèche plus." (Jean 8:11)
La vraie compassion dit la vérité, même quand elle fait mal. Puis elle offre la grâce, le soutien et l'espoir pour une autre voie.
L'avortement n'est pas la solution. C'est un problème supplémentaire ajouté à un problème existant. Il ne résout pas la crise de grossesse. Il tue un enfant et laisse des cicatrices émotionnelles et spirituelles profondes.
La vie est sacrée. Du moment de la conception jusqu'à la mort naturelle. Dieu la crée. Dieu seul a le droit de la reprendre. Tout le reste est usurpation du rôle de Dieu.
"J'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité." (Deutéronome 30:19)
Choisissez la vie. Même quand c'est difficile. Même quand c'est terrifiant. Même quand vous ne voyez pas comment. Dieu est fidèle. Et la vie que vous sauvez glorifiera Dieu d'une manière que vous ne pouvez pas encore imaginer.
Versets bibliques fondamentaux
Exode 20:13- "Tu ne tueras point."
Psaume 139:13-16- "C'est toi qui as formé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n'était point caché devant toi, lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient."
Jérémie 1:5- "Avant que je t'eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t'avais consacré."
Deutéronome 30:19- "J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité."
1 Jean 1:9- "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité."
