Ben & Viviane — Quand Dieu relève une famille épuisée
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Histoires de cœur

Ben & Viviane — Quand Dieu relève une famille épuisée

Quand la joie se perd dans le bruit du quotidien


Autrefois, Ben et Viviane riaient facilement. Ils improvisaient des pâtes à minuit, chantaient faux dans la cuisine et se promettaient de ne jamais se parler comme des étrangers. Puis sont arrivés trois enfants rapprochés, l’un après l’autre, avec leur beauté et leur tempête. Les nuits hachées, les lessives sans fin, les pleurs qu’on n’arrive plus à traduire. Un jour, tout l’amour est encore là, mais il se cache derrière le bruit, la fatigue et des petites phrases qui piquent. On n’a rien brisé d’un seul coup : on a laissé « plus tard » devenir la langue de la maison.

Viviane a commencé à parler moins, par économie. Ben a répondu plus vite, par réflexe. Eux qui s’étaient promis d’être une équipe se sont mis, sans le vouloir, à compter les points : qui se lève la nuit, qui range, qui oublie. Le soir, les enfants enfin couchés, il restait une maison à remettre et un cœur à remettre aussi. Souvent, on remettait tout au lendemain.

Ce que Dieu pense et ce qu’Il propose


Dieu ne demande pas des parents invincibles ni des époux parfaits. Il offre sa présence dans la vraie vie et trace un chemin concret.

« Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement ; de même que Christ vous a pardonnés, pardonnez-vous aussi. Mais par-dessus tout, revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection. » (Colossiens 3:12–14)



« L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est point envieux ; l’amour ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil ; il ne cherche point son intérêt, il ne s’irrite point, il n’impute point le mal ; il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. » (1 Corinthiens 13:4–7)



« Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien. Ayez de l’affection les uns pour les autres comme des frères ; par honneur, usez de prévenances réciproquesRéjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière. » (Romains 12:9–12)



Ces paroles sont longues comme nos journées : elles donnent de la place à la patience, au pardon, à l’honneur et à la prière — la charpente d’un foyer qui respire.

Le soir où tout a commencé à changer


Un dimanche, après un culte écouté à moitié dans la salle parents-bébés, Ben a dit doucement : « Si on ne se parle pas ce soir, on s’abîme. » Viviane a hoché la tête. Ils ont posé deux chaises face à face, une bougie, un verre d’eau. Pendant dix minutes, ils ont choisi la règle simple : deux minutes chacun sans s’interrompre, puis une phrase de reformulation. Viviane a dit la charge mentale, la peur de “mal faire” même en donnant tout. Ben a nommé sa honte de s’endormir avant d’avoir aidé, et sa peur d’être réduit au rôle de « portefeuille fatigué ». Ces phrases ne sont pas magiques, mais elles ouvrent des fenêtres : l’air est revenu.

Ils se sont promis trois soirs dans la semaine, pas plus, pas moins. Et de réparer tôt : quand un mot dépasse, on le nomme, on demande pardon sans “mais”, on bénit. Ils ont écrit sur le frigo : « On est de la même équipe. »

Vérités simples pour familles épuisées


La fatigue ne disparaît pas parce qu’on l’a nommée, mais elle arrête de commander. Écouter sans couper vaut plus qu’un bon conseil mal placé. Un merci précis casse le mensonge de l’inutilité. Se relayer sur les réveils, c’est de la théologie en pyjama : on porte l’autre. Et quand « une autre fois » revient, on le remplace par « cinq minutes maintenant » : tenir la main, prier une phrase, choisir une gratitude.

Un geste de tendresse qui parle vrai


Cette semaine, ils ont essayé un geste simple pour remettre du langage au corps : prendre une douche à deux un soir, quand la maison se tait. Dix secondes de prière avant d’entrer : « Jésus, donne-nous douceur, gratitude et unité. » Sous l’eau tiède, une phrase d’encouragement, un merci concret, puis deux minutes pour laver doucement les épaules de l’autre — non comme une performance, mais comme un service. Front contre front dix secondes, une bénédiction à voix haute, et c’est tout. Le romantisme viendra ou pas ; l’amour, lui, a déjà fait un pas.

Dieu sauve cette famille — aujourd’hui et demain


Dieu n’a pas renvoyé des nounous invisibles. Il a donné à Ben et Viviane une posture : humilité, douceur, pardon rapide, prière brève mais régulière. Les enfants n’ont pas cessé de pleurer, mais la maison a retrouvé une météo plus douce. On ne gagne pas la paix d’un coup ; on la sème, soir après soir, en apprenant à rester du même côté de la table.

« Seigneur, fais de notre maison un lieu de paix. Apprends-nous la complicité qui guérit, aujourd’hui. Amen. »

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